Musique électroniqueLa scène marocaine en ébullition
Des DJ explorent avec talent ce genre musical Des soirées inédites qui attirent beaucoup de jeunes Ils redoutent un durcissement
Des DJ explorent avec talent ce genre musical Des soirées inédites qui attirent beaucoup de jeunes Ils redoutent un durcissement des l'gislations ' leur encontre Lois co'teuses, r'gles protectionnistes et nationalisme croissant--> < class="st_technorati">> ILS sont jeunes et ils aiment la musique. Surtout la musique électronique, un genre né dans les années 1950 et conçu de sons synthétiques. Ce mouvement s’appelle le Moroko Loko et a pour but d’offrir au public une musique électronique pointue et variée, en organisant des soirées inédites et surtout festives, notamment en cette période estivale. «L’idée est venue du fait que l’industrie est envahie par la musique commerciale», précise Amine Akesbi plus connu sous le nom d’Amine K, créateur du concept avant-gardiste. Le défi est de développer la scène marocaine et lui donner une «direction différente». Et cela marche : les fans se bousculent aux soirées Moroko Loko animées par 4 Dj : Amine K, DJ Unes, Dj Daox et DJ Fahd. «A la base, l’événement festif était uniquement sur guest-list et autofinancé, ainsi qu’un dress-code avec la fameuse tenue incorrecte exigée», confie le concepteur du projet. Depuis la création du concept fin 2009, l’événement est devenu le rendez-vous national en matière de fête. «Changer la perception de la musique pour ne plus rester ancrer dans les méandres de la musique commerciale», s’impose selon Dj Fahd.
Moroko Loko change constamment d’ambiances. De jour, de nuit, à la plage, à la piscine, dans les clubs ou encore les afters, elle est présente un peu partout! Malgré cela le public est toujours le même : «des connaisseurs de la bonne musique». Mieux encore, à chaque Loko Party, le nombre des fans augmente. Chose certaine, «l’authenticité» des soirées n’est plus sujette à interrogations.
Dernière prestation en date, celle de Vicky Beach à Mohammedia. Les passionnés ont eu droit à la «totale», une évasion assurée par des artistes en devenir. Ainsi, les ingrédients sont toujours réunis pour créer une ambiance des plus délurées. Ambition oblige, ces acteurs de la scène électronique veulent «internationaliser et professionnaliser le concept».
Pour ce, depuis quatre éditions, «on a commencé à faire payer l’entrée afin d’avoir les fonds nécessaires pour attirer des guest-stars», explique Amine Akesbi. L’investissement dans un package communication s’inscrit dans la même lignée. Ce n’est pas tout. Le répertoire électronique du groupe est l’un des plus variés : Deep House, Tech House, Zick House ou encore la Dream House. Néanmoins, l’événement ne peut comporter une touche psychédélique vu la difficulté à avoir «les autorisations nécessaires». «Cette diversité musicale fait que l’on n’accepte pas que nos sons soient adressés à des jurys», affirme DJ Fahd. Les DJ s’accordent à dire que «l’avenir de la Moroko Loko repose dans les mains de Daox, professionnel de la Deep House». Et leur ambition est d’organiser une party tous les deux mois.
Badr KIDISS, Journaliste-Stagiaire ESJC



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