Un espoir pour de nombreux jeunes
L'économie solidaire parait aujourd'hui comme une lueur d'espoir pour de nombreux jeunes qui pour une raison ou une autre se sont
L'économie solidaire parait aujourd'hui comme une lueur d'espoir pour de nombreux jeunes qui pour une raison ou une autre se sont retrouvés au chômage après de longue années d'études. C'est pour cette raison d'ailleurs que les organisateurs de la deuxième édition du Village du millénaire des jeunes ont choisi pour thème principal de cette manifestation l'économie sociale et solidaire. Cinq jours durant, les participants ont pu débattre de différentes thématiques ayant un rapport avec ce secteur. Ces derniers ont également eu l'occasion d'établir un contact direct avec de nombreux jeunes membres des coopératives et des associations pour échanger les expériences et les points de vue. Il faut dire qu'en dépit de leurs moyens limités et de leurs capitaux modestes, de nombreuses coopératives dans différentes villes marocaines sont parvenues à se trouver une place sur le marché.La région de Tata compte pour sa part des potentialités susceptibles de permettre à de telles structures de réussir. De nombreux jeunes ont déjà abandonné l'idée de la migration vers les grandes villes du Royaume et ont décidé d'exploiter cette richesse locale malgré les obstacles. ‘'Les habitants de notre patelin n'ont pas apprécié l'idée de la création d'une coopérative par des femmes dans le douar au début. Mais nous sommes arrivées à la mettre en place. Celle-ci emploie aujourd'hui 17 femmes de notre douar appelé Ait Toudrar. Nous produisons de l'huile d'argan ainsi que d'autres spécialités de la région comme Amlou. Même si notre capacité de production est de 200 litres par an, nous rencontrons cependant des problèmes de commercialisation' affirme Saadia Balchich fondatrice de la coopération. Pour cette dernière comme pour d'autres jeunes originaires de la région de Tata, le village millénaire a été une occasion pour débattre avec les participants de ce genre de questions et connaitre de plus près les méthodes de production et de commercialisation des autres. En effet, ils étaient nombreux à faire le déplacement pour partager leurs expériences avec d'autres jeunes. C'est le cas pour Mohamed El Baâly, membre de la coopération Jnan Rif. Natif du Douar Ain Bida dans la région de Chefchaouen, Mohamed est actif dans cette entité depuis sa création. «C'est grâce a un partenariat entre la délégation régionale du ministère de l'Agriculture dans la région de Chefchaouen et la commune rurale ainsi qu'une ONG que nous sommes parvenus à avoir les fonds nécessaires pour la création de notre coopérative qui emploie actuellement neuf personnes. Nous sommes spécialisés dans la production et la commercialisation des fruits secs notamment les figues, les abricots et le raisin», explique-t-il. Et d'ajouter «nos produits sont écoulés essentiellement dans le marché national mais cette année nous avons pu exporter une partie de notre production à l'étranger grâce à un partenariat avec l'organisation internationale Oxfam. Notre capacité de production est passée cette année d'ailleurs à 12 tonnes, un record pour nous. L'année prochaine nous projetons de produire 20 tonnes». Le village des jeunes a été également marqué par la participation de coopératives basées dans les provinces du sud. «Femme d'Assrir» en fait partie. «Le projet a été financé par le programme de la sauvegarde des oasis en partenariat avec le PNUD. De même, les militants associatifs dans la région nous ont beaucoup aidés pour remplir les procédures administratives », déclare Najia Brabo, présidente de la coopérative. D'un coût global de 90 millions de centimes, le projet consiste en la production du couscous selon une recette de la région de Goulmim puis dans une autre étape produire des pâtes alimentaires. Cette structure emploie neuf personnes depuis le démarrage de ses activités à la fin de 2009. Même si le produit de cette unité est actuellement disponible dans plusieurs villes notamment Rabat et Casablanca, la présidente de cette coopérative n'est pas encore parvenu à trouver des moyens efficaces pour commercialiser son produit. «Ce sont essentiellement d'autres associations et des ONG internationales qui nous aident vendre notre stock. Actuellement nous produisons mensuellement une tonne de couscous. Nous comptons dans l'avenir augmenter notre capacité de production mais également élargir notre offre en produisant des pâtes et des gâteaux», ajoute-t-elle. Les difficultés concernant la commercialisation et la promotion des marchandises issues de l'économie solidaire ont justement fait l'objet d'ateliers organisés dans le cadre du village millénaire des jeunes. Le but escompté de ces «workshop» était d'aider les membres des coopératives à trouver des solutions efficaces pour promouvoir leurs produits en utilisant des techniques comme le podcast. Aujourd'hui, la commercialisation des produits des coopératives et autres associations professionnelles est le principal défi de nombreux jeunes actifs dans ces entités même si tous ceux rencontrés dans le village sont déterminés à surmonter ces difficultés. ---------------------------------------------------------------------Tourisme
De nombreux jeunes de Tata travaillent dans le domaine du tourisme soit en tant que guides touristiques soit en tant que bazaristes. En effet, la région dispose d'énormes potentialités touristiques. Mais ce sont surtout les touristes étrangers qui viennent visiter Tata. Le nombre desvisiteurs marocains est pratiquement réduit à néant. Pourtant, la région est mondialement connue car le célèbre prêtre français Charles de Foucauld y a effectué un séjour durant le 19e siècle. Ce dernier entreprit un long périple au cœur du Maroc de juin 1883 à mai 1884. Il a fait le récit de ce périple dans Reconnaissance au Maroc, publié en 1888. La masse considérable de renseignements rapportés, notamment géographiques et ethnologiques, lui vaudront la médaille d'or de la Société de géographie de Paris. Après sa béatification par le pape Benoît XVI le 13 novembre 2005, la maison où il était hébergé dans un village appelé Tissinte à 70 Km de Tata est devenue un site touristique de grande renommée visité par de nombreux touristes étrangers chaque année.Source: LE Matin
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